Bien que court sur patte, le guignette est l’une des douze espèces de chevaliers fréquentant nos contrées et qui doivent justement leur nom à leur allure haut perchée.
C’est un oiseau de la taille d’un étourneau, au dessus brun, au ventre blanc et aux pattes jaune verdâtre.
Il se rencontre exclusivement aux abords des cours d’eau et des estuaires, ne fréquentant le littoral qu’à l’occasion des migrations.
Son vol rapide et nerveux laisse voir une large bande blanche sur le dessus de l’aile.
Au sol, c’est le battement incessant de sa queue qui le caractérise et le désigne, le verbe guigner signifiant s’agiter, remuer. D’ailleurs, le hochequeue, alias
"Bergeronnette grise", se nomme d'ailleurs également guigne queue.
Membre de la famille des Scolopacidés (ordres des Charadriiformes), son nom grec,
Actitis Hipoleucos, signifie littéralement habitant du littoral au dessous blanc. En allemand il est
Flussuferlaüfer (coureur des rives des fleuves), en anglais
Common Sandpiper (joueur de pipeau des sables commun) et en italien
Piro-piro Piccolo (piro-piro comme onomatopée de son cri et piccolo : petit).
C’est un migrateur partiel, certains passant l’hiver en Afrique.
Son régime est essentiellement insectivore, agrémenté de petits mollusques ou crustacés et de matières végétales.
Il construit son nid, toujours à proximité de l’eau, dans une dépression naturelle tapissée de feuilles et d’herbes. Il y pondra de trois à cinq œufs piriformes disposés en croix, pointe au milieu, disposition typique chez les limicoles assurant une couvaison plus efficace.
Les poussins, nidifuges, quitteront le nid au bout de quelques heures, guidés par les parents à l’abri des prédateurs. Ils prendront leur envol trois à quatre semaines plus tard.